Aller au contenu

    Choisir une application de photos médicales sécurisée : six critères

    Toutes les applications photo ne conviennent pas aux photos de patients. Voici six critères à vérifier avant de choisir, en partant de ce que demandent les règles en France.

    · 3 min de lecture · Par MedPix

    Pour le suivi et l'avis à distance, un smartphone récent suffit, comme nous l'expliquons dans smartphone ou reflex. Ce qui compte, c'est l'application qui prend la photo et l'endroit où elle part. Voici les six critères à vérifier avant de choisir.

    1. Les photos ne passent pas par la pellicule

    C'est le premier critère. Une photo prise avec l'appareil photo du téléphone rejoint la pellicule, puis iCloud Photos ou Google Photos si la synchronisation est activée. Aucun de ces services n'est un hébergeur certifié HDS. Une photo prise dans l'application doit aller directement dans le dossier du patient, sans copie dans la photothèque du téléphone.

    La pellicule copiée vers iCloud Photos et Google Photos, deux services non certifiés HDS.
    Synchronisation activée, la pellicule part dans un cloud grand public.

    2. L'hébergement est certifié HDS

    Les photos de patients sont des données de santé. En France, un prestataire qui les héberge pour le compte d'un médecin doit être certifié hébergeur de données de santé (HDS). Demandez chez qui l'application stocke les photos, dans quel pays, et si cet hébergeur est certifié.

    Vérifiez aussi la protection sur le téléphone : un code ou Face ID pour ouvrir l'application, au cas où l'appareil serait perdu ou prêté.

    3. Chaque photo rejoint le bon dossier

    Classement par patient, date de chaque séance, recherche par nom : une photo qu'on ne retrouve pas ne sert à rien. Le dossier doit être choisi avant la photo, pas reconstitué le soir. La lecture de l'étiquette du patient évite les fautes de frappe et les dossiers en double. Notre guide sur la gestion des photos médicales détaille ce classement.

    4. Les séances se comparent

    Pour juger une évolution, il faut deux photos prises de la même façon. Cherchez un guide de cadrage qui affiche la photo précédente au moment de la prise, puis une comparaison côte à côte, superposée ou avec un curseur. Nos cinq règles pour des photos de suivi cutané comparables détaillent la prise de vue.

    Une comparaison avant/après au curseur, entre le 12 juin et le 28 septembre.
    Avant le 12 juin, après le 28 septembre : la même prise de vue, comparée au curseur.

    5. Le partage reste sécurisé

    Une photo envoyée par une messagerie grand public, ou glissée dans un album partagé, échappe au dossier. Pour montrer une photo à un confrère ou au patient, cherchez un lien sécurisé qui expire, ou un portail où le patient s'identifie avant de voir ses photos.

    Un album partagé « Famille » qui reçoit aussi les photos de la pellicule.
    Albums partagés, photothèque familiale : la pellicule ignore le secret médical.

    6. Ce que demande l'Académie nationale de médecine

    Dans son rapport de 2026 sur la photographie et la vidéo médicales, l'Académie demande un appareil photo dédié ou un smartphone équipé d'une application réglementaire. Elle précise ce qu'elle entend par là : un hébergeur certifié HDS, un lien avec le dossier patient informatisé, une certification ISO 13485 et un marquage CE de classe 1.

    Le marquage CE et la norme ISO 13485 relèvent de la réglementation des dispositifs médicaux. Demandez à l'éditeur si son application est un dispositif médical, et ce qu'il entend par lien avec le dossier patient.

    Où en est MedPix

    MedPix remplit les cinq premiers critères. Les photos prises dans l'application ne passent pas par la pellicule et rejoignent le dossier du patient, hébergé en Europe sur une infrastructure certifiée HDS. L'application se verrouille par Face ID ou par un code. Le dossier se choisit avant la photo, par exemple en scannant l'étiquette du patient. Deux séances se comparent côte à côte, superposées ou au curseur. Une photo se partage par un lien qui expire au bout de 7 jours, et le portail patient (offre Pro) donne au patient l'accès à ses photos.

    Pour le sixième critère, MedPix n'est pas présenté comme un dispositif médical : c'est un outil documentaire, qui ne pose pas de diagnostic. Il n'a ni marquage CE ni certification ISO 13485. Il n'est pas relié au dossier patient informatisé ; l'extension MedPix pour Chrome et Edge reprend seulement l'identité du patient depuis Doctolib.

    Rien dans la pellicule, verrouillage Face ID, hébergé en Europe et certifié HDS.
    Les photos restent des données de santé, du téléphone au serveur.

    Sources

    1. Académie nationale de médecine. Photographie et vidéo médicales, rapport 26-03. Bulletin de l'Académie nationale de médecine, 2026.
    2. Code de la santé publique, article L.1111-8 (hébergement de données de santé).
    3. Conseil national de l'Ordre des médecins. Bulletin spécial secret, 2024.

    Patients fictifs, images générées par IA. Les visuels illustrent les situations décrites.

    Toutes les fonctions de MedPix

    Votre prochaine photo patient mérite mieux que de finir dans votre pellicule iCloud.

    Commencer gratuitement

    15 jours de Pro offerts, sans carte bancaire.

    Aussi sur iPhone, Android, Mac et Windows

    Chargement de MedPix

    Hébergé en Europe, certifié HDS